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Développement Durable

La notion de développement durable fait partie intégrante du projet « Les Usines Nouvelles » et prend son sens concrètement dans les domaines suivants :

ENERGIES RENOUVELABLES

Hydraulique

L’usine possédait une micro-centrale hydro-électrique d’une puissance de 130 KW environ, équipée d’une turbine Francis de 1927 et d’une turbine Kaplan à pales variables de 1954. Malheureusement vandalisées, elles ne sont plus opérationnelles aujourd’hui. Cependant, le barrage de la Filature est reconnu comme étant la plus haute chute du Clain (2,5 m) et constitue donc un potentiel énergétique intéressant que nous souhaitons valoriser. Une étude de faisabilité est actuellement en cours afin de définir un projet hydro-électrique viable en adéquation avec les structures existantes.

Photovoltaique

Les bâtiments de la filature sont pour la grande majorité orientés Est-Ouest et possèdent donc de vastes pans de toit au Sud. Cette configuration représente, elle aussi, un potentiel énergétique intéressant. Malgré une conjoncture difficile pour la filière photovoltaïque due a un prix de rachat du kW/h produit en constante baisse, nous avons lancé les démarches pour l’implantation d’une centrale solaire. Nous avons obtenu un permis de construire positif pour l’implantation de 800 m2 de panneaux photovoltaïques sur le versant Sud (non visible) du bâtiment du tissage. 2500 m2 de versants sud pourraient, à terme, être équipés.

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RECYCLAGE

L’idée de recyclage est un des piliers forts de notre démarche. Le projet est lui-même une œuvre de recyclage en profondeur d’une vaste friche industrielle délaissée, dévastée dont plus personne ne voulait. Cette usine d’un autre âge, vidée de sa substance était alors devenue un déchet industriel qu’il fallait éliminer. La solution de la démolition avait bien été envisagée mais son prix exorbitant (1 million d’euros), sans parler du bilan carbone désastreux, a laissé dériver cette usine fantôme jusqu’à nous.

Convaincus que ce site était au contraire un objet rare, nous nous sommes battus pour prouver qu’un nouveau projet était possible, non pas un sanctuaire d’une gloire industrielle passée, mais un lieu du présent,vivant, ancré dans les problématiques économiques, sociales et environnementales actuelles.

Les quatre fondateurs du projet ont toujours été actifs dans la démarche de récupération de matériaux et de recyclage. De manière naturelle, cette composante a été intégrée à l’économie du projet (matériaux de construction, mobilier, éléments de décors etc), permettant, à notre échelle, de diminuer certains couts et participant de l’effort de réduction du gaspillage.
Durant les trois ans de reprise en main de la friche, un tri consciencieux des matériaux et déchets issus de trente années d’abandon et de dépôt d’ordures a été opéré. Ferraille, plastique, verre, bois ont été séparés des gravats. Parallèlement, tous les éléments remarquables appartenant à l’usine ont été mis en dépôt (éléments techniques des installations de l’usine, archives papiers, etc) dans l’attente de leur exploitation à des fins historiques ou scénographiques.
Par ailleurs, la notion de tri sélectif est appliquée au quotidien, puisque que toutes les poubelles produites sur le site sont triées.

ECO-CONSTRUCTION

Si partir d’un bâtiment ancien est toujours un exercice délicat pour obtenir un bon niveau de performance énergétique, partir d’un bâtiment industriel est encore une autre gageure au vu des surfaces déployées et des hauteurs de plafond. Ceci demande donc une approche différente et une inventivité adaptée au lieu. Réaliser un exemple d’usine passive serait un idéal, mais le cout financier d’une telle opération rend l’idée assez inaccessible. Sans être aussi exigeant, nous essayons d’allier auto-construction, construction standard, matériaux respectueux aussi bien de l’homme que de l’environnement, recyclage et coût de travaux raisonnable. Il s’agit donc d’un compromis sans cesse remis en question entre toutes ces considérations pour aboutir à la concrétisation d’un espace utilisable dans le cadre du projet et conforme à son éthique.

La « Conciergerie », réhabilitée en 2011, illustre cette attention portée à la qualité de la construction (isolation en ouate de cellulose, ébrasements de baies traités en enduit chaux-chanvre, menuiseries double-vitrage, poêle de masse, etc). La volumétrie du bâtiment étant proche de celle d’une maison, le degré d’exigence a été assez fort. Cette première restauration a été soutenue par la Fondation du Patrimoine.

Chaque bâtiment de l’usine ne pourra pas être traité de cette manière. Il s’agit d’une réflexion au cas par cas, en fonction de la morphologie et des usages de chaque bâtiment. L’idée directrice consiste à créer « des boites dans la boite ». Un volume adapté au besoin et bénéficiant de tout le confort sera installé sur une plateforme de travail brute, plus grande, hors d’eau et hors d’air. Il s’agit de proposer un espace reconfiguré à taille humaine offrant le degré de confort légitime demandé. Et par ailleurs y associer de grands volumes de travail, intéressants pour leurs dimensions imposantes. L’alliance des deux évite alors la création d’un gouffre énergétique ou la problématique d’espaces de travail invivables car non chauffés.

DEVELOPPEMENT LOCAL et MEDIATION

La médiation et la sensibilisation sont des aspects importants du développement du projet afin de l’ouvrir vers l’extérieur. Elles se déclinent sous plusieurs formes :

  • Au travers des activités du Fablab en ce qui concerne les nouvelles technologies (lien)
  • Par la mise en place de chantiers participatifs
  • Grace à des moments d’échange (espace de coworking, jardins familiaux, ateliers et soirées thématiques)
  • Un projet parallèle et connecté à celui des « Usines Nouvelles » est en cours d’étude, nommé « Avenue de la Plage »